Taxe Prosumer : vous serez toujours gagnants en 2020!

taxe prosumer : vous serez toujours gagnants en 2020

Cela fait maintenant quelques mois, voir années, qu’on vous parle d’une redevance photovoltaïque qui arrivera bientôt pour les propriétaires de panneaux solaires : la taxe prosumer.

Mais qu’est-ce que cette taxe et que va-t-elle impliquer pour les propriétaires ou les futurs investisseurs ?

Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut connaître sur cette taxe prosumer et y faire face au mieux.

Taxe Prosumer : c’est quoi ?

Premièrement, « prosumer » est un terme américain apparu à la fin des années 70 et qui signifie que le consommateur est autant impliqué dans la consommation que dans la production. En fait, c’est la contraction de deux mots : Producter (producteur) & consumer (consommateur) = PROSUMER

Dans notre situation, la taxe prosumer touche les propriétaires (ou futur) de panneaux photovoltaÏques en Wallonie. Car oui la taxe est déjà appliquée en Flandre depuis 2015 ; ce qui n’empêche pas l’installation toujours plus
nombreuse chaque année du nombre de panneaux solaires.

En effet, malgré cette taxe, l’installation reste et restera toujours plus rentable qu’un raccordement classique à un fournisseur tiers.

Reprenons la définiton de la CWaPE (Commission wallonne pour l’Energie) :

  • « Un prosumer (contraction de « producteur » et de « consommateur ») est un utilisateur du réseau de distribution basse tension disposant d’une installation de production d’électricité décentralisée dont la puissance est inférieure ou égale à 10kVA, susceptible d’injecter et de prélever de l’électricité au réseau sur le même point de raccordement.
  • Le tarif prosumer s’applique, par défaut, à tous les prosumers, quelle que soit la technologie de production utilisée. Il s’agit pour la grande majorité de panneaux photovoltaïques, mais il existe également de petites installations éoliennes, hydrauliques ou de cogénération»

Les prosumers sont donc les utilisateurs de panneaux solaires qui produisent leurs énergies. La taxe s’appliquera à l’énergie qui n’est pas utilisée et qui est réinjectée sur le réseau de distribution. Pour la plupart des propriétaires, un compteur d’électricité ordinaire est placé et c’est sur celui-ci que sera calculée la taxe car il déduit automatiquement le prélèvement qui sera effectuée.

Tarif Prosumer : c’est pour quand ?

On vous avait parlé de 2015 pour l’application de cette taxe, il n’en n’est rien puisqu’elle a été reportée au 1er janvier 2020 pour la Wallonie (la Flandre applique déjà cette taxe depuis 2015).

Vous avez encore le temps de voir venir pour l’installation de vos panneaux solaires qui resteront, rappelons-le, toujours rentable !

Deux manières de calculer la « prosumer tax »

En règle générale, la taxe annuelle ne dépassera pas les 550€ pour un ménage classique avec une consommation moyenne (3928 kWh – 5 kWc). Ce montant pourra varier en fonction de la puissance mais également en fonction de la province dans laquelle on se trouve en Wallonie.

Cependant, à l’heure d’écrire ces lignes, nous ne pouvons pas encore vous dire précisément le montant de cette taxe. La région wallonne a fixé la date du 31/12/2018 pour rendre son rapport final et ainsi évaluer le montant de la taxe prosumer.

Par contre, nous pouvons déjà vous dire qu’il existera deux moyens de calculer cette taxe : soit un montant capacitaire ou forfaitaire, ou bien un montant proportionnel.

1ère méthode : Le tarif capacitaire/forfaitaire

La CWaPE estime qu’en règle général, ± 37% de l’énergie produite est consommée, ce qui signifie que ± 63% est réinjectée dans le réseau, c’est la-dessus que la taxe prosumer serait calculée (c’est ce qu’un utilisateur classique aurait payé sur un réseau classique).

Pour un ménage classique, ce montant tournerait autour de 100€ kWe TVAC/an

2ème méthode : Le tarif proportionnel

Afin d’inciter les prosumers qui souhaitent adapter leurs habitudes de consommation et utiliser d’avantage l’énergie au moment où elle est produite par leur installation de production, et ainsi atteindre un pourcentage d’autoconsommation supérieur à 37,76 %, la CWaPE prévoit dans sa méthodologie tarifaire une alternative, laissée au libre choix du
prosumer, qui consiste à remplacer le tarif capacitaire par une
tarification d’utilisation du réseau basée sur les kWh bruts,
c’est-à-dire les kWh qui sont réellement prélevés du réseau.

Cette augmentation de l’autoconsommation permet, d’une part, de réduire la facture du prosumer et, d’autre part, d’intégrer de manière générale plus de renouvelable sur le réseau de distribution sans pour autant nécessiter des investissements supplémentaires dans ce dernier. L’avantage est donc double : pour le prosumer et pour la collectivité.

Enfin, cette tarification alternative permet aussi au prosumer qui considère que le tarif forfaitaire ne reflète pas sa situation personnelle, d’avoir une tarification calibrée plus précisément sur son usage réel du réseau.

Attention, cette méthode demande une installation spéciale : un compteur double flux afin d’isoler l’électricité brut prélevé sur réseau. (coût ± 300€).

Rentabilité

Avant de calculer quoi que ce soit, regardons d’abord ce tableau comparatif du coût panneau solaire pour savoir ce qui vous conviendra le mieux :

Consommation moyenne en kWh/an Consommation moyenne en kWc/mois Prix installation + pose
Ménage moyen 4.000 5 ± 10.000€
Grande Famille 6.000 10 ± 18.000€
Entreprise 80.000 100 ± 150.000€

Beaucoup de personnes se sentent flouées par cette nouvelle taxe et donc se dise que les panneaux photovoltaïques ne sont plus du tout intéressant.
Détrompez-vous ! Malgré la taxe prosumer, les panneaux solaires restent et resteront toujours plus rentable qu’un raccordement classique d’un fournisseur d’électricité. Le seul point qui changera est le temps pour rendre vos panneaux rentables.

Le graphique ci-contre montre clairement que la taxe n’impactera que le retour sur investissement. Avec la taxe, il ne prendra qu’une seule année supplémentaire avant que votre investissement soit rentable (sous l’axe horinzontal).

taxe prosumer : temps pour retour sur investissement

En effet, une installation demandera dorénavant 11-12 ans pour une rentabilité totale (entre l’installation et l ‘économie sur les factures
d’électricité) contre … 10 ans avant cette taxe !

En sachant que les panneaux solaires ont une durée de vie approximative de 25 ans, ceux-ci resteront toujours l’alternative la moins cher pour vous et la plus écologique pour la planète !

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