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Le panneau amorphe

panneaux photovoltaïques

Si les panneaux mono et polycristallin sont conçus selon des techniques semblables et fonctionnent selon les mêmes critères, le panneau amorphe est, quant à lui, conçu selon une technique bien particulière. En effet, il s’agit là de la première technologie photovoltaïque à couche mince, permettant la création de panneaux souples. Les modules de ces panneaux sont de 100 à 500 fois plus fins que les cellules cristallines. Cette récente génération permet donc d’imaginer l’insertion du solaire dans des endroits où les panneaux rigides ne trouvent habituellement pas leur place.

Le panneau amorphe n’occupe pour l’instant qu’une faible part du  marché photovoltaïque (9% en 2009). Pourtant, la tendance est aujourd’hui à son développement car il présente de nombreux avantages et pourrait être l’allié d’une généralisation de l’énergie solaire.

Une technique de fabrication simplifiée

La première cellule dite amorphe a été réalisée en 1969. N’apportant qu’un rendement d’1 à 2 %, les panneaux amorphes ont longtemps été utilisés pour les petits appareils solaires : montres, calculatrices, etc. Depuis quelques années, même si les techniques de production n’ont pas évolué de manière révolutionnaire, son rendement lui permet d’être utilisé à grande échelle et installé sur les toits.

Le processus de fabrication des panneaux amorphes est beaucoup plus simple que celui des cellules cristallines. Il consiste en la vaporisation d’une très fine couche de silicium non cristallisé sur un matériau amorphe. Ne demandant que peu de silicium et ne nécessitant aucun processus de purification, sa fabrication a un coût beaucoup plus faible que pour les panneaux cristallins : aux environs de 1 € par watt seulement. De quoi mettre l’énergie solaire à portée de la majorité des foyers.

Simple d’installation

Sa présentation en couches souples lui confère une parfaite facilité de pose. En effet, ces panneaux photovoltaïques se présentent sous forme de rouleaux que l’on découpe en fonction de la taille et de la forme souhaitées. Leur pose est donc particulièrement aisée puisqu’il suffit de dérouler le panneau. Léger, il trouve sa place sur tous les toits, ne nécessitant pas de travaux supplémentaires et ne mettant pas en péril la solidité d’une charpente un peu usagée.

Il peut en outre être utilisé sur n’importe quelle surface, là où la pose d’un panneau rigide est impossible. Sa souplesse lui permet par exemple de s’adapter à des constructions non-standard ou encore de s’insérer dans des projets architecturaux complexes.

Quelques inconvénients

Sa faible teneur en silicium, si elle lui apporte l’avantage d’être souple et léger, ne lui offre malheureusement qu’un faible rendement. En effet, celui-ci n’est que d’environ 7%, ce qui représente la moitié à peine du rendement des panneaux rigides. Sa production d’environ 6 watts crêtes par mètre carré en fait cependant le parfait allié de ceux qui ne manquent pas d’espace. En effet, pour un coût d’installation égal, le panneau amorphe peut produire autant que le panneau cristallin puisque son coût est moindre. On le trouve d’ailleurs souvent sur les bâtiments agricoles, présentant un grand espace d’installation.

Le panneau amorphe est particulièrement adapté aux régions peu ensoleillées puisqu’il est plus performant que les panneaux mono ou polycristallins en cas de faible luminosité. Cette qualité est très appréciée dans les régions du nord.

En outre, les disparités de température l’affectent peu. Aussi, même au-delà de 25°C, sa production ne diminuera que très peu.

Il semble donc que cette technologie soit très prometteuse. Les industriels cherchent activement à développer le rendement des panneaux amorphes qui, dans les années à venir, devraient rivaliser sérieusement  avec les panneaux rigides. En tout cas, le panneau amorphe est sans aucun doute un allié précieux dans la démocratisation de l’énergie solaire.

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